Logo
Accueil > Critiques de films > Atomic Blonde

Atomic Blonde

  • Atomic Blonde
    L'agent Lorraine Broughton est une des meilleures espionne du Service de renseignement de Sa Majesté ; à la fois sensuelle et sauvage et prête à déployer toutes ses compétences pour rester en vie durant sa mission impossible. Envoyée seule à Berlin dans le but de livrer un dossier de la plus haute importance dans cette ville au climat instable, elle s'associe avec David Percival, le chef de station local, et commence alors un jeu d’espions des plus meurtriers.

Critique de Faith

  • Après une première vie en tant qu’acteur, cascadeur et responsable des cascades, David Leitch revient sur le grand écran derrière la caméra avec son Atomic Blonde dans la sortie en salles est prévue le 16 août prochain. Inspiré du roman graphique d'Antony Johnston et Sam Hart intitulé « The Coldest City », le film suit les aventures de Lorraine Broughton, espionne anglaise, envoyée à Berlin pour une mission de la plus haute importance. En pleine guerre froide, personne n’est fiable, rien n’est tout blanc, ni tout noir ; Lorraine en fera très vite les frais!

    Débuté en 2015 à Budapest en Hongrie, le tournage d’Atomic Blonde a continué en Allemagne, à Berlin et aux studios de Babelsberg mais également à Londres en Angleterre. C’est dans ces décors de ville(s) qu’évolue Lorraine Broughton, espionne britannique envoyée en mission à Berlin, dans les années 1980, pendant la guerre froide. Chargée de démasquer un agent double, l’agente doit également récupérer un dossier ultra secret révélant le passé sombre et les erreurs des espions du monde entier. Pouvant déclencher la 3e guerre mondiale, ces informations ne doivent pas tomber dans de mauvaises mains.

    Impressionnantes de réalisme, les scènes de combat qui rythment le film ont bénéficié du passé de cascadeur chevronné de David Leitch. Ancienne doublure de Brad Pitt (Troie, Mr and Mrs Smith) et coordinateur des cascades de nombreux films (dont Matrix Reloaded, V pour Vendetta ou Hitman Agent 47), ce dernier dévoile une vraie philosophie de mise en scène de l’action, entre rythme, montage et découpage. Le réalisateur s’appuie également sur l'implication physique totale des acteurs : Charlize Theron a bénéficié de l'aide de 8 coachs personnels et s’est entrainée avec Keanu Reeves afin de préparer son rôle.

    Sublimé par un casting international plein de talent, le film réunit Charlize Theron (Fast & Furious 8, Mad Max : Fury road, Monster…), James McAvoy (X-men apocalypse, X-men le commencement, le dernier roi d’Ecosse…) et Sofia Boutella (Le défi, Street dance 2, Star Trek sans limites…) dans les rôles principaux. Apparaissent également Toby Jones (Alice de l’autre côté du miroir, Sherlock…), Bill Skarsgård (ça, Divergente 3 : au delà du mur…), John Goodman (Valérian et la cité des mille planètes, Argo…), Eddie Marsan (Blanche neige et le chasseur, Sherlock Holmes…) et James Faulkner (Game of Thrones, Braquage à l’anglaise…).

    A contrario des films classiques d’espionnage et de l’icône du genre James Bond où les femmes n’ont de rôle que celui d’accessoire, David Leitch détonne avec Atomic Blonde. Sous ses commandes, l’héroïne prend une nouvelle dimension et incarne une icone féminine d'action badass dans un genre qui en compte si peu. Dans le film, intervient un écosystème de personnages centré autour d’un triangle entre intrigues et séduction : Lorraine Broughton, espionne glaciale à la personnalité double, barbare mais qui prend aussi des coups, élégante mais jamais à l’abris de se faire mettre en pièce ; David Percival, chef de la station locale, fourbe, rebelle et refusant toute autorité ainsi que Delphine, jeune espionne française, entre douceur et naïveté, dépassée par la situation.

    Afin de sublimer l’esthétique du film, Jonathan Sela, directeur de la photographie, a imaginé un univers tout en teintes métalliques et fluos, représentatif de l’esprit « comic book ». Faisant écho à l’infini, dans un Berlin désaturé, la photographie rend la violence du film aussi esthétique que brutale. Elément important de l’ADN d’Atomic Blonde, la bande son, composée de classiques des années 80 (« Blue Monday » de New Order, « 99 Luftballons » de Nena ou encore « Behind the Wheel » de Depeche Mode), ajoute un shot d'adrénaline aux scènes d'action, parfois de manière surprenante.

    Hyperviolent et hyperstylisé, Atomic Blonde se révèle être un Kick ass féministe dans un Berlin historique avec Charlize Théron aussi envoutante qu’effrayante. Précurseur dans la volonté de casser les codes du genre, Atomic Blonde est remarquable par la virtuosité magistrale de ses scènes d'actions, l’implication de ses acteurs ainsi sa dimension esthétique et musicale. Bien que le film puisse décevoir par la facilité de l’intrigue, il n’en reste pas moins que l’on passe un agréable moment, sursautant au moindre rebondissement. A voir donc !

    Vu le 11 juillet 2017 au MK2 Bibliothèque François Mitterrand

  • 3.5