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Planete des singes Suprematie (La)

  • Planete des singes Suprematie (La)
    Dans ce volet final de la trilogie, César, à la tête des Singes, doit défendre les siens contre une armée humaine prônant leur destruction. L’issue du combat déterminera non seulement le destin de chaque espèce, mais aussi l’avenir de la planète.

Critique de Mulder

  • La planète des singes- Suprématie fait suite aux films de La Planète des singes : Les Origines (2011) et La Planète des singes : L'Affrontement (2014) et qui prolongeaient la saga simiesque débutée en 1968 avec le film de Franklin J. Schaffner. Il s’agit ainsi du neuvième film et dernier de la trilogie consacré à César, le fameux singe à la tête d’une véritable tribu. On retrouve également au scénario Mark Bomback et surtout pour la première fois le réalisateur Matt Reeves ce qui lui permet de livrer enfin le film qu’il souhaitait proposer.

    Dans cet ultime volet, César doit défendre les siens face à une armée humaine dirigée par un extrémiste se faisant appeler Le Colonel (Woody Harrelson). Après que sa compagne et l’un de ses fils se soient fait assassiner par celui-ci, il décide de partir livrer une véritable vendetta. Dans son odyssée, César sera non seulement épaulé par certains de ses proches mais aussi par une jeune fille muette et par un singe abandonné vivant en exclu (du nom de Bad ape d’une émotion rare) qui décidera de rallier leur cause. Ce film réussit à transcender tout simplement les films précédents et surtout à en faire le plus réussi, un véritable western apocalyptique, un film de guerre montrant la stupidité des derniers humains vivant sans réel sens moral et prêts à tuer tous ceux qui n’étaient pas jugé viables.

    La planète des singes –Suprématie réussit également à nous faire totalement oublier les prouesses technologiques et rend cette meute de singes communiquant par le langage des signes pour ceux qui ne pouvent pas parler tout simplement humain. On se doute que le réalisateur Matt Reeves a voulu donner le meilleur de lui-même pour clôturer une des meilleures trilogies de science-fiction actuelles. Son amour véritable du cinéma se ressent notamment par le soin apporté aux effets spéciaux, à l’écriture d’un scénario propice à de nombreux rebondissements mais aussi à la musique omniprésente de Michael Giacchino qui renforce chacune des scènes du film. Cette dernière aventure de César dans un monde dans lequel la nature semble avoir repris le contrôle et dans lequel les derniers humains semblent toucher par une nouvelle maladie leur enlevant la parole.

    Les avancées en matière de performance capture se voient clairement à l’écran et à l’omniprésence des singes devenus ici les personnages principaux de ce film. En comparant le premier volet de cette trilogie à celui-ci on se rend compte du pas de géant accompli par Weta digital et par l’abondance des effets spéciaux. Ce film met ainsi encore plus de singes en avant avec notamment une douzaine de personnages principaux. En conjuguant différents genres de film avec une alchimie parfaite et en proposant une véritable expérience cinématographie, la planète des signes – Suprématie s’impose comme l’un des temps forts des blockbusters de cet été et à ce jour l’un de nos films préférés de cette année tout simplement.

    Vu le 26 juin 2017 au Publicis Cinémas, Salle 1, en VO

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