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Baby driver

  • Baby driver
    Chauffeur pour des braqueurs de banque, Baby ne compte que sur lui-même pour être le meilleur dans sa partie. Lorsqu’il rencontre la fille de ses rêves, il cherche à mettre fin à ses activités criminelles pour revenir dans le droit chemin. Mais il est forcé de travailler pour un grand patron du crime et le braquage tourne mal… Désormais, sa liberté, son avenir avec la fille qu’il aime et sa vie sont en jeu…

Critique de Mulder

  • Rien ne pouvait réellement nous préparer en découvrant le nouveau film d’Edgar Wright à une telle réussite cinématographique ni à découvrir surement l’un des meilleurs films de cette année. Pourtant après de nombreuses comédies devenues cultes (Shaun of the Dead (2005), Hot Fuzz (2007), Le Dernier Pub avant la fin du monde (2013)) avec ses deux comédiens fétiches Simon Pegg et Nick Frost. Baby driver lui permet ainsi de proposer un véritable film d’action rythmé sur un tempo parfait. Ecrit et réalisé par lui, Baby driver s’impose comme le mélange parfait des films d’action mettant en scène de courses poursuites d’une réalisation magistrale et surtout rythmé par une bande son en parfaite fusion avec les scènes du film.

    Le scénario de Baby driver permet de mettre en avant le personnage de Baby un surdoué au volant de sa voiture qu’il manœuvre à la perfection en écoutant avec son casque audio sa musique préférée. De sa vie banale sous l’emprise d’un grand patron du crime du nom de Doc, il va rencontrer une jeune serveuse Debora (Lily James) qui va à jamais changer sa vie et il fera tout pour la protéger quitte à se mettre son mentor à dos ainsi que de nombreux gangsters aux mœurs douteuses et la police.

    On ressent à travers les nombreuses allusions et clins d’œil une volonté de régler certains comptes notamment avec Marvel et surtout à rendre hommage au cinéma qu’il affectionne. Son film s’inspire notamment du film The Driver de Walter Hill (lequel assure un caméo vocal à la fin du film). De la même manière le réalisateur a pu s’entourer d’un casting attractif dans lequel on retrouve ainsi Ansel Elgort (Baby), Kevin Spacey (Doc), Lily James (Debora), Jon Bernthal (Griff), Eiza Gonzalez (Darling), Jon Hamm (Buddy) et Jamie Foxx (Bats).

    Baby driver trouve non seulement le moyen de nous présenter des scènes de course poursuite encore plus impressionnantes et plus réalistes que celles de la saga Fast and Furious mais aussi réussit à nous faire oublier le majestueux et inoubliable Drive de Nicolas Winding Refn. Comment ne pas apprécier le personnage de Baby qui a pris sous son aile un aveugle et qui est prêt à tout pour défendre cette serveuse séduisante d’un modeste restaurant.

    Tout au long du récit, le réalisateur et scénariste a réussi à imposer sa patte et surtout à réinventer tout un pan du cinéma américain consacré aux courses-poursuites et aux films d’action commerciaux devenus trop mécaniques et manquant cruellement d’âme. Baby drive s’apparente ainsi à une véritable symphonie des sens et dont chaque scène et chaque musique nous rappellent pour quelle raison on aime autant le cinéma. On ressort de ce feel good movie avec l’envie de le revoir aussitôt ce qui est de plus en plus rare actuellement.

    Vu le 20 juin 2017 au forum des images, salle 500 en VO

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