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The last Girl - Celle qui a tous les dons

  • The last Girl - Celle qui a tous les dons
    Au fin fond de la campagne anglaise, une base militaire héberge et retient prisonniers un groupe d’enfants peu ordinaires qui, malgré le fait d’avoir été infectés par un agent pathogène « zombie » qui a décimé la planète, demeurent capables de penser et de ressentir des émotions. Lorsque la base est attaquée, Melanie, qui semble être la plus surdouée d’entre eux, réussit à s’échapper en compagnie de son professeur, de deux soldats et d’une biologiste qui ne voit en elle qu’un cobaye indispensable à la découverte d’un vaccin. Dans une Angleterre dévastée, Melanie doit découvrir qui elle est vraiment et décider ainsi de son propre sort comme celui de l’humanité tout entière.

Critique de Mulder

  • The last girl – celle qui a tous les dons réussit à retrouver toute la force des précédents films de zombies de George A.Romero (La nuit des morts vivants (1968), Zombi- le crépuscule des morts vivants (1978), Le jour des morts vivants (1985)) tout en trouvant sa propre identité. On découvre ainsi une terre sans espoir dans laquelle les quelques survivants vivent dans des bases militaires encerclées par des masses de zombies. Dans l’ une un groupe d’enfants zombies est retenu prisonnier. Les enfants présentent la caractéristique de continuer à parler, à ressentir des émotions mais doivent être surveillés, attachés. Les militaires qui les surveillent ont pour volonté de trouver un vaccin face à l’agent pathogène qui a transformé la plupart des humains en zombies. Une jeune professeur ne pouvant plus supporter les tortures et autres essais cliniques pratiqués sur ses enfants décident de s’échapper de ce camp avec la plus douée des élèves, une certaine Mélanie et avec deux soldats et la biologiste en charge de trouver ce vaccin.

    Loin de vouloir miser sur la surenchère d’effets gore à outrance, The Last girl – celle qui a tous les dons est d’abord une réflexion intéressante sur l’avenir de la race humaine et sur ce qui pourrait se passer après une éventuelle apocalypse. Dans ce sens ce film se rapproche beaucoup des films de Georges A Romero tout en ayant aussi une réflexion intéressante sur le partage du savoir et sur le fait de combattre comme Melanie sa véritable nature.

    Alors que semble renaitre actuellement un véritable amour pour le genre horrifique comme l’a démontré le film Grave de Julia Ducournau (2017), The last girl – celle qui a un don apporte une véritable sensibilité à un genre pourtant dominé par une approche masculine. Alors que la thématique de survivre dans un monde de zombies continue à être présent via l’excellente série The Walking dead, ce film trouve aisément sa place par son originalité et surtout par le grand soin apporté aux détails pour que tout puisse paraitre logique y compris une fin particulièrement réussie et qui amène à une réflexion sur l’évolution de la race humaine.

    The last Girl tient aussi une part de sa réussite à son excellent casting dans lequel on retrouve aussi bien des comédiens expérimentés Paddy Considine (Le sergent Eddie Parks), Anamaria Marinca (Le docteur Jean Selkirk), Gemma Arterton (Helen Justineau), Anthony Welsh (Dillon) et Glenn Close (Le docteur Caroline Caldwell) que de jeunes comédiens prometteurs comme Sennia Nanua (Melanie), Fisayo Akinade (Kieran Gallagher), Dominique Tipper (Devani). Ce casting très hétéroclite donne au film toute sa saveur et sa force. The last girl- celle qui a tous les dons s’impose comme l’un des meilleurs films de zombies découvert récemment et on ne peut que vous le conseiller..

    Vu le 25 avril 2017 au Club Marbeuf en VO

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