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Musee des Merveilles (Le)

  • Musee des Merveilles (Le)
    Sur deux époques distinctes, les parcours de Ben et Rose. Ces deux enfants souhaitent secrètement que leur vie soit différente ; Ben rêve du père qu'il n'a jamais connu, tandis que Rose, isolée par sa surdité, se passionne pour la carrière d'une mystérieuse actrice. Lorsque Ben découvre dans les affaires de sa mère l’indice qui pourrait le conduire à son père et que Rose apprend que son idole sera bientôt sur scène, les deux enfants se lancent dans une quête à la symétrie fascinante qui va les mener à New York.

Critique de Mulder

  • Comme chaque année le cinéma Gaumont opéra Capucines permet aux parisiens de découvrir une sélection des meilleurs films diffusés dans le cadre du festival de Cannes. Cette année encore sur les quatorze films proposés (dont treize que notre média a pu découvrir) certains ont été d’excellentes découvertes. On retiendra notamment le nouveau film de Todd Haynes (Poison (1991) , Safe (1995), Velvet Godmine (1998), Loin du paradis (2002), I’m not there(2006) et Carol (2015)). En adaptant le roman Wonderstruck de Brian Selznick, sorti en 2011 sur un scénario écrit par celui-ci, le réalisateur Todd Haynes nous livre simplement son meilleur film à ce jour.

    Le film sur deux périodes nous raconte le parcours de Ben et Rose dont la route finira de se croiser par un hasard de circonstances pourtant pas si fortuites. Rose est une jeune fille sourde de naissance qui a du mal à trouver sa place et qui décide de quitter le domicile familial pour se lancer à la recherche d’une mystérieuse comédienne qui semble entretenir un véritable lien avec elle. De son côté Ben suite à un accident se retrouve être sourd et se décide lui aussi à se lancer dans une étrange quête afin de retrouver son père qu’il n’a jamais connu. Cette symétrie de quête à travers deux étapes du temps permet au réalisateur de rendre un véritable hommage au cinéma en mixant film muet en noir et blanc et film en couleur le tout d’une manière parfaite asymétrique et bien rendue. Ce mixage donne au film Le musée des merveilles un véritable charme et l’aspect d’un conte réaliste dans lequel New York retrouve toute sa magie.

    Toute la magie du cinéma se retrouve ici dans un film reposant sur deux jeunes personnes et leur regard sur une société qui semble ne pas les comprendre. On est ainsi totalement immergé dans un film d’une beauté réelle et surtout interprété à la perfection par deux jeunes comédiens Oakes Fegley (Ben) et Millicent Simmonds (Rose) entourés de comédiens que nous apprécions tels Julianne Moore (Lillian Mayhew) et Michelle Williams (Elaine) et Cory Michael Smith (Walter) (rôle secondaire important dans l’excellente série Gotham).

    La musique de Carter Burwell (Barton Fink (1991), Joe’s Apartment (1996), The Big Lebowski (1998), O’Brother (2000), Chevalier (2001), Twilight – chapitre 1 : Fascination (2008), True Gift (2010), Gangster Squad (2012), Le fondateur (2016)…) colle parfaitement au cadre du film et aux deux époques de l’action. Elle renforce totalement notre immersion dans cette aventure fascinante et universelle.

    On ressort totalement conquis par cette expérience cinématographique avec l’envie de replonger dans cet univers réussissant à donner toute sa magie au cinéma. Todd Haynes nous livre tout simplement ici un grand film d’aventures et une lettre d’amour véritable à New York.

    Vu le 28 mai 2017 au Gaumont Opéra Capucines, Salle 01, en VO

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