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Le Roi Arthur: La legende d'Excalibur

  • Le Roi Arthur: La legende d'Excalibur
    Jeune homme futé, Arthur tient les faubourgs de Londonium avec sa bande, sans soupçonner le destin qui l'attend – jusqu'au jour où il s'empare de l'épée Excalibur et se saisit, dans le même temps, de son avenir. Mis au défi par le pouvoir du glaive, Arthur est aussitôt contraint de faire des choix difficiles. Rejoignant la Résistance et une mystérieuse jeune femme du nom de Guenièvre, il doit apprendre à maîtriser l'épée, à surmonter ses démons intérieurs et à unir le peuple pour vaincre le tyran Vortigern, qui a dérobé sa couronne et assassiné ses parents – et, enfin, accéder au trône…

Critique de Mulder

  • “Young man came from hunting faint, tired and weary
    What does ail my lord, my dearie?
    Oh, brother dear, let my bed be made
    For I feel the gripe of the woody nightshade”
    Daniel Pemberton feat Sam Lee – The Devil & The Huntsman

    Guy Ritchie a pu s’imposer en neuf films et vingt ans de carrière comme l’un des plus importants réalisateurs britanniques capable du meilleur (Snatch : Tu braques ou tu raques (2000), saga Sherlock Holmes (2011-..) comme du pire (Revolver (2005), RocknRolla (2008)).. Après une adaptation d’une série culte très réussie Agents très spéciaux : Code Code UNCLE (2015), on attendait avec une certaine impatience son nouveau film. Il faut reconnaitre que Arthur, la légende d'excalibur dépasse aisément notre attente et s’impose par bien des aspects comme le film le plus abouti de ce réalisateur. Il réussit le mixte parfait de différents genres et trouvera aisément sa place dans la continuité du mythique Conan le barbare de John Milius (1984), d’une saga aussi culte que le Seigneur des anneaux et autres films d’héroic fantasy. Arthur, la légende d’Excalibur n’est pas une nouvelle version du récit du héros légendaire et préfère aisément inclure des éléments fantastiques (éléphants de pierre géants, monstres divers,druides..). La réalisation très rythmée de Guy Ritichie appuyée par une musique omniprésente par parfaitement utilisée de Daniel Pemberton (Agents très spéciaux : Code Code UNCLE déjà en collaboration avec Guy Ritchie) donne au film une aura de film épique et flamboyant.

    On découvre ainsi l’histoire revisité du jeune Arthur qui assiste enfant à la mort de ses parents et qui trouve refuge dans une maison close dans laquelle il sera protégé et apprendra le dur apprentissage de la vie et à se forger une véritable réputation aussi bien par la force que par son intelligence particulièrement développée. De son passé, Arthur n’en garde que certains souvenirs parsemés dans ses rêves récurrents. Pourtant, il devra faire face à ses peurs intérieures et affronter son pire ennemi le tyran Vortigen qui a assassiné ses parents. La structure du film parfaitement maitrisée fait de Arthur, la légende d'excalibur une véritable fresque humaine et trace la destinée d’un homme à l’héritage important.

    Alors que les précédentes adaptations du roi Arthur préférait rester dans un cadre réaliste comme Excalibur de John Boorman (1981), Le Roir Arthur d’Antoine Fuqua (2004), les scénaristes Joby Harold et Lionel Wigram ont assisté le réalisateur Guy Ritchie à l’écriture de son film pour en faire un film d’action, un film de guerre et surtout un film fantastique sur la destinée d’un homme égal à un super héros dont l’épée magique lui confère une force surhumaine. On pensera aussi par certains côtés du film à Robin des Bois, prince des voleurs de Kevin Reynolds (1991), Arthur étant entouré d’une bande de résistants voyant en lui un chef à suivre et à la destinée importante. Le réalisateur a ainsi trouvé ici matière à livrer son film le plus personnel mixant de nombreuses thématiques présentes dans ses films précédents mais surtout nous livrer une aventure d’une virtuosité indéniable.

    Arthur, la légende d'excalibur bénéfice également d’un excellent casting avec notamment Charlie Hunna (Le Roi Arthur), Astrid Bergès-Frisbey (Guenièvre) (son meilleur rôle à ce jour), Jude Law (Vortigern), Djimon Hounsou (Bedivere), Eric Bana (Uther), Aidan Gillen (Bill), Katie McGrath (Elsa), Freddie Fox (Rubio). Le grand soin apporté au casting se ressent aussi bien sur les chansons du film notamment The Devil & the & the Huntsman (Daniel Pemberton feat. Sam Lee), sur les nombreux effets spéciaux et surtout sur la photographie de John Mathieson. Arthur, la légende d’Excalibur ouvre donc la période estivale des blockbusters Warner Bros avec force et talent.

    Vu le 19 mai 2017 au Gaumont Disney Village, Salle 01, en VF

  • 4

Critique de Faith

  • Après la trilogie Holmes et ses Agents très spéciaux, Guy Ritchie revient sur le grand écran avec Le roi Arthur : la légende d’Excalibur dont la sortie française est prévue le 17 mai prochain. Réinterprétation d’une légende éternelle, le film suit les déboires d’Arthur, jeune vagabond des rues, héritier au trône qui s’ignore. Lequel, face à ses nouvelles responsabilités, fera d’incroyables rencontres et verra son destin bouleversé…

    Candidat idéal à la relecture post-moderne d’icônes populaires, Guy Ritchie s’attaque à une nouvelle grande figure littéraire, après Sherlock Holmes. Avec Le roi Arthur : la légende d’Excalibur , il dévoile un long métrage à l’esthétique sombre, réinterprétation moderne d’une légende passée, et donne une nouvelle dimension au personnage du roi Arthur, alors magnifié. Etonnant mélange entre « Le Seigneur des Anneaux », « Game of Thrones » et « Arnaques, crimes et botanique », le film reprend tous les symboles propres à l’ADN du réalisateur, alternant rythme saccadé, effets visuels et scènes de bagarre.

    Excellent chef d’orchestre, Guy Ritchie pousse chaque acteur à se dépasser afin de sublimer son personnage, le rendant toujours plus intense et le faisant évoluer au fil du film. Dans son interprétation de la légende, Arthur, sympathique mauvais garçon toujours prêt à la moindre vanne ou à la moindre baston, se transforme en jeune homme responsable, grand justicier pour le bien de son pays et de ses habitants. Grâce à un scénario bien ficelé, le réalisateur s’attache à respecter les codes des contes autour du roi Arthur et dévoile un univers visuellement très fort où se croisent mages et créatures maléfiques.

    Sublimé par la présence d’un casting très prometteur, le film réunit Charlie Hunnam (The Lost city of Z, Sons of Anarchy, Crimson Peak…), Jude Law (Sherlock Holmes, The Grand Budapest Hotel, Effets secondaires…), Eric Bana (Troie, Munich, La chute du faucon noir…), Astrid Bergès-Frisbey (Alaska, la fille du puisatier…), Djimon Hounsou (Blood Diamond, The Island, Constantine…) ainsi que Aidan Gillen, indispensable de la série Game of Thrones. A noter également, l’apparition – assez improbable, de David Beckham, légende footbalesque et ami du réalisateur. Avec son interprétation irréprochable, le casting donne - véritablement - vie aux personnages du film, dévoilant les différentes facettes de leurs personnalités.

    Mis en exergue par une bande originale aux sonorités rock (incluant "Babe I'm Gonna Leave You" de Led Zeppelin), Le roi Arthur : la légende d’Excalibur rend hommage au travail de Daniel Pemberton, célèbre compositeur britannique. Ayant déjà collaboré avec Guy Ritchie sur Agents très spéciaux , ce dernier livre, ici, une partition à la fois originale et audacieuse, accordant une identité sonore atypique et personnelle au film.

    Dopé à la testostérone, Le roi Arthur : la légende d’Excalibur revisité par Guy Ritchie est une vraie bonne surprise. Avec une parfaite interprétation des acteurs (mention spéciale à Charlie Hunnam, Arthur parfait que l’on aime détester puis adorer), le réalisateur donne une nouvelle dimension à la légende littéraire : intense, noire et résolument rock n’ roll. A voir dès sa sortie !

    Vu le 12 mai 2017 dans la salle de projection Warner / Neuilly sur Seine

  • 3.5