Logo
Accueil > Reviews > Incarnate

Incarnate

  • Incarnate
    Lindsay, mère célibataire, est le témoin de très inquiétants phénomènes entourant son fils de 11 ans Cameron. Persuadée qu’il s’agit d’un cas de possession démoniaque, Lindsay et une envoyée du Vatican font appel au scientifique Seth Ember pour s’en débarrasser. Cloué dans une chaise roulante après la disparition tragique de sa famille, il est capable de s’introduire dans le subconscient de la personne possédée. En pénétrant celui du jeune Cameron, Ember se retrouve confronté à un démon de son passé…

Critique de Mulder

  • Le réalisateur Brad Peyton après s’être fait connaitre par des films familiaux grand public (Comme chiens et chats- le revanche de Kitty Galore (2010), Voyage au centre de la terre ; l’île mystérieuse (2012), San Andreas (2015)) aborde pour la première fois le genre horrifique d’une manière assez originale par le biais d’Incarnate. 

    Alors que la plupart des films horrifiques actuels ont tendance à préférer le found footage ou à recourir à un déversement massif de sang et autres tortures sadiques, son nouveau film préfère revenir à la source même de ce genre. Sur un scénario plutôt astucieux de Ronnie Christensen (Les passagers (2008), Incarnate mixte avec une certaine efficacité des thématiques récurrentes des films d’exorcismes (L’exorciste (1973), Amytiville, la maison du diable (1979), Conjuring : les dossiers Warren (2013)) mais aussi reprend une thématique proche de celle abordée dans le film de Joseph Ruben Dreamscape (1984).

    On suit donc le personnage de Seth Ember qui est capable de pénétrer dans le subconscient de personnes possédées afin de pouvoir vaincre les forces diaboliques qui ont pris leur contrôle. Cette approche plutôt astucieuse de la thématique de l’exorcisme permet réellement d’apporte r une approche aussi nouvelle qu’efficace. On reconnait une nouvelle fois dans ce film toute l’efficacité de Blumhouse productions pour proposer des séries B maximisant au mieux leur budget et préférant miser sur des interprétations solides que sur des effets spéciaux à outrance.  On retrouve ainsi au casting les comédiens Aaron Eckhart (Dr. Seth Ember), Carice Van Houten (Lindsey), David Mazouz (Cameron),  John Pirruccello (Henry),  Catalina Sandino Moreno (Camilla),

    Emily Jackson (Riley), Emjay Anthony (Jake), et Keir O'Donnell (Oliver). Aaron Eckart plutôt habitué à des seconds rôles trouve ici manière à prouver une fois de plus son talent indéniable pour donner vie à des personnages torturés (Suspect Zero (2004), The Dark knight (2008), I Frankenstein). De la même manière le jeune comédien David Mazouz (Bruce Wayne dans la série Gotham) trouve un rôle lui permettant de mettre enfin en avant ses talents de jeune comédien chevronné.

    Ce film permet au réalisateur de retrouver son réalisateur fétiche Andrew Lockington et de créer ainsi par un usage parcimonieux de la musique une véritable ambiance inquiétante jouant constamment avec les nerfs des spectateurs. Malgré  ses nombreuses qualités, Incarnate manque cependant de rythme par moment et n’arrive pas à s’imposer comme une réussite totale révolutionnant le genre. Incarnate reste cependant un thriller horrifique à découvrir lequel à défaut d’être original témoigne une fois de plus des qualités indéniables du réalisateur Brad Peyton.

    Vu le 22 avril 2017 en blu-ray

  • 3.5