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Fast and Furious 8

  • Fast and Furious 8
    Maintenant que Dom et Letty sont en lune de miel, que Brian et Mia se sont rangés et que le reste de l’équipe a été disculpé, la bande de globetrotteurs retrouve un semblant de vie normale. Mais quand une mystérieuse femme entraîne Dom dans le monde de la criminalité, ce dernier ne pourra éviter de trahir ses proches qui vont faire face à des épreuves qu’ils n’avaient jamais rencontrées jusqu’alors.  Des rivages de Cuba au rues de New York en passant par les plaines gelées de la mer arctique de Barrents, notre équipe va sillonner le globe pour tenter d'empêcher une anarchiste de déchaîner un chaos mondial et de ramener à la maison l’homme qui a fait d’eux une famille.

Critique de Mulder

  • A Sylvain, Joshua, Dan, Margot et Sarah, ma dream team…

    Début en 2001 la saga cinématographique Fast & Furious s’est imposée au fil des ans comme le parfait dosage du thriller, du film d’aventure et d’action parfaitement orchestré et reposant sur des personnages attachants. Le dernier volet en date marquait le départ de la saga des personnages de Brian O'Conner (Paul Walker) et de Mia Toretto (Jordana Brewster). Chaque film hormis un second volet sans le personnage de Dominic Toretto (Vin Diesel) et un troisième quelque peu décevant mais marquant dans une scène culte le grand retour de ce personnage culte mais sans le personnage joué par Paul Walker reposait sur ce duo de comédiens et de leur fameuse bande. On se doute que l’inspiration d’une telle saga s’apparente non seulement comme un digne héritier de celle de James Bond mais aussi de Mission Impossible. Les scénaristes plutôt habiles ont réussi au fur à et mesure de l’avancement de la saga à créer un véritable lien fort entre ces nombreux personnages et les spectateurs. Découvrir un nouveau film Fast &Furious c’est s’attendre à des scènes poursuites dévastatrices, une réalisation parfaitement maitrisée mais surtout à un scénario construit avec soin dans lequel les scènes d’actions, de combat ou de démolitions massives se succèdent à un rythme soutenu. Malgré cette formule appliqué film après film, il faut reconnaitre que la saga Fast & Furious possède une véritable âme.

    Ainsi après Fast and Furious (The Fast and the Furious) (Rob Cohen,2001), 2 Fast 2 Furious (2 Fast 2 Furious) (John Singleton, 2003), Fast and Furious: Tokyo Drift (The Fast and the Furious: Tokyo Drift) (Justin Lin,2006), Fast and Furious 4 (Fast & Furious), (Justin Lin,2009), Fast and Furious 5 (Fast Five) ( Justin Lin, 2011), Fast and Furious 6 (Fast & Furious 6) (Justin Lin,2013), Fast and Furious 7 (Furious 7) (James Wan,2015), voici le huitième épisode de la saga réalisé par F. Gary Gray (Le Négociateur (1998), Braquage à l’italienne (2003), Que justice soit faite (2009), et NWA: Straight Outta Compton (2015)) aux manettes de Fast and Furious 8 (The Fate of the Furious) et on retrouve de nouveau le même scénariste depuis le troisième film Chris Morgan. Après le septième volet de loin le plus réussi et apprécié par le public, il fallait trouver un scénario suffisamment dosé et propre à imposer des scènes d’action encore plus spectaculaires. On se doute que la mission ne fut pas facile pourtant le résultat est à la hauteur de nos attentes et une fois encore on est totalement immergé dans une aventure aux quatre coins de la planète (Cuba, Cleveland, New York, Atlanta et en Islande).

    Ce huitième volet reprend donc directement à la fin du septième volet, graciée pour leurs actes héroiques la bande de Dominic Toretto s’est éparpillée aussi bien aux Etats-Unis qu’à Cuba. Pourtant lorsqu’une dangereuse terroriste high-tech réussit à trouver un moyen de pression sur Dominic Toretto et le faire s’opposer à sa propre bande, le reste de celle-ci n’a qu’un moyen les affronter. Une nouvelle fois la famille est au centre du récit (nous n’en dirons pas plus à ce sujet et l’idée est plutôt habilement amenée) et les scènes spectaculaires se succèdent à un rythme soutenu. Une des idées de ce film est également d’amener dans cette bande unie deux nouveaux personnages. Le premier est leur ennemi du précédent volet, Deckard Shaw (Jason Statham) qui se révèle être nettement plus complexe que le laissait deviner le précédent épisode et surtout un jeune agent fédéral Eric Resner (Scott Eastwood) qui on l’espère reviendra dans les deux prochains volets déjà planifiés pour une sortie en 2019 et 2021 (à confirmer). Dans le rôle de la méchante hackeuse, l’idée également excellente est de confier le rôle à la sublime Charlize Theron. Aussi dangereuse que redoutable et attrayante, elle entraine le personnage Dominic Toretto vers le côté obscur. En voyant ses nombreuses scènes d’action et surtout le parfait équilibre entre les différents personnages, le film suit parfaitement les modèles que sont Avengers (une équipe de super-héros) et Mission impossible.

    L’attrait majeur de cette saga cinématographique est également de montrer de nombreux bolides et cette fois-ci, le film dépasse nos plus grandes espérances et on se doute qu’avec un budget estimé à dix sept millions de dollars consacrés uniquement à ceux-ci, on a de quoi s’attendre à un véritable feu d’artifice vrombissant. On retrouve donc au casting des véhicules utilisés, un concept car Nissan (un modèle unique de 2 millions de dollars), une Bentley GT Groupe, des Chevrolet, des Dodge, ds Ducati, des Ferrari, des Ford, des Harley Davidson, des Jaguar, des KTM des confédérés, des Lamborghini, des Subaru et les derniers modèles de Toyota. Le casting se montre tout aussi séduisant et on retrouve Vin Diesel (Dominic Toretto), Dwayne Johnson (Hobbs), Jason Statham (Deckard Shaw), Michelle Rodriguez (Letty 'Ortiz' Toretto), Tyrese Gibson (Roman Pearce), Charlize Theron (Cipher), Ludacris (Tej Parker), Nathalie Emmanuel (Ramsey), Scott Eastwood (Little Nobody), Luke Evans (Owen Shaw), Kurt Russell (Mr. Nobody), Helen Mirren (Mrs. Shaw) et Lucas Black (Sean Boswell).

    Une nouvelle fois la musique occupe une place importante dans l’histoire et illustre parfaitement les scènes d’action comme les moments plus intimistes et on retrouve à notre plus grand plaisir Brian Tyler à ce poste. Les nombreuses chansons du film méritent également d’être découvertes notamment la chanson Good Life de G-Eazy & Kehlani.

    Fast and Furious 8 est annoncé comme le premier volet d’une trilogie qui clôturera cette saga culte. Après l’avoir découvert, on espère que celle-ci perdura aussi longtemps que celle du plus connu des agents secrets britanniques. Préparez vous à un cocktail explosif d’action et d’aventure que vous allez adorer voir et revoir.

    Vu le 4 avril 2017 à l’UGC Normandie, salle 01, en VO
    Sera revu dans sa version 4DX le 12 avril à Pathe La Villette

  • 4.5