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Gangsterdam

  • Gangsterdam
    Ruben, Durex et Nora sont tous les trois étudiants en dernière année de fac. Par manque de confiance en lui, Ruben a déjà raté une fois ses examens. Même problème avec Nora, à qui il n'ose avouer ses sentiments. Et ce n'est pas Durex son ami d’enfance, le type le plus gênant au monde, qui va l’aider…Lorsqu’il découvre que Nora est aussi dealeuse et qu’elle part pour Amsterdam afin de ramener un tout nouveau type de drogue, Ruben prend son courage à deux mains et décide de l’accompagner. Ce voyage à Amsterdam, c’est le cadre idéal pour séduire enfin Nora, dommage pour lui que Durex s’incruste dans l’aventure. Alors que tous les trois découvrent la capitale la plus dingue d’Europe, leur vie va franchement se compliquer quand ils vont réaliser que la drogue qu’ils viennent de récupérer appartient aux plus grands criminels d’Amsterdam…Très vite Ruben, Durex et Nora vont comprendre que pour retrouver leur vie d’avant, ils vont devoir cesser d’être des blaireaux, pour devenir de vrais héros.

Critique de Mulder

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    "Je te parlais du viol cool. Pas du viol triste où ça chiale, ça crie, ça porte plainte…"

    De tels dialogues aussi malsains pour un public généralement jeune adulant le comédien Kev Adams comme une marque déposée d’un cinéma français populaire sans âme montrent à tel point le nouveau film de Romain Levy est une déception totale.

    Pourtant dans son premier film Radiostars, il nous avait conquis par son casting attachant (Manu Payet, Clovis Cornillas, Pascal Demolon, Benjamin Lavernhe) et son scénario frais et léger déjà co-signé par ce réalisateur et Matthieu Oullion. Pour les besoins de Gangsterdam le réalisateur retrouve donc son scénariste fétiche mais aussi Rémy Four et Julien War et nous livre une aventure entre Paris et Amsterdam singeant ce qu’il y a de pire dans le cinéma américain actuel (dialogues affligeants, photographie laide, cadrage approximatif, direction de comédiens défaillantes). Le manque totale d’originalité de ce film nous rappelant aussi bien Ocean’s Eleven (2001), Snatch (2000) que bon nombre de films mettant en scènes les dérives d’étudiants ou de jeunes adultes complètement laissés sans repère moral nous déçoit complètement.

    Dès les premières scènes du film mettant bien avant que celui-ci est une nouvelle fois un véhicule sur mesure pour Kev Adams (Les profs (2013), Fiston (2013), Les profs 2 (2015), Les nouvelles aventures d’Aladin (2015), Amis public (2015)) on retrouve donc ce comédien dans le rôle d’un étudiant échouant dans ses études. Sa rencontre fortuite avec une jeune étudiante Nora qui se révèle être une dealeuse et servant de mule pour transporter de la drogue d’Amsterdamn à Paris va l’emporter lui et son meilleur ami Durex (Come Levin) dans une aventure. Il y avait pourtant là matière à faire une bonne comédie pleine de rythme jonglant aussi parfaitement sur les règles du thriller et de la comédie d’aventure. Malheureusement il n’en est rien et les nombreux dialogues consternant du film, une direction de comédiens approximative semblent montrer que le réalisateur n’a pas su réellement s’imposer et n’a fait que livrer un film commercial ciblé fan de Kev Adams sans rien n’apporter réellement.

    Les bonnes comédies françaises sont plutôt réussies lorsqu’elles ne cherchent pas à singer celles américaines en appliquant sans réflexion des recettes fonctionnant pourtant. Malgré toute la bonne volonté de son réalisateur Romain Levy son nouveau film s’enlise totalement par son manque de rythme et son humour guère sain et frôlant trop souvent avec l’homophobie et une mauvaise image de la gente féminine cantonnée ici soit en prostituée (June / Mona Walvarens) soit en adolescente trop masculine (Nora / Manon Azem). Malgré la présence dans des seconds rôles de Patrick Timsit et de Rutger Hauer, on ne pourra pas vous conseiller d’aller voir cette comédie décevante et lourde.

    Vu le 31 mars 2017 au Gaumont Disney Village, Salle 10 place A17

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