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Baby Boss

  • Baby Boss
    Un bébé hors du commun qui porte un costume et adore les sushis va, avec l’aide de Tim, son frère de 7 ans, mettre en place une stratégie pour déjouer les plans terribles de la société ToutouCo.

Critique de Mulder

  • Après avoir co-réalisé les trois volets de la saga culte Madagascar et réalisé en solo Megamind, Tom McGrath nous propose à travers son nouveau film Baby Boss un film d’animation mêlant espionnage, aventure et fantastique mais surtout consacré à l’enfance. Sur un scénario de Michael McCullers (Austin Powers 2 (1999), Austin Powerts dans Goldmember (2002), Bany mama (2008)) Baby boss nous présente un univers magique dans lequel les bébés sont créés par Baby Corp une compagnie gérée par des bébés agissant comme des adultes et dont l’objectif est de pouvoir continuer à placer des bébés dans tous les foyers mondiaux. Lorsque leur principal concurrent Puppy Co (ToutouCo dans la version française) s’apprête à sortir une toute nouvelle race de chiens afin de voir le nombre de bébés baissés drastiquement, leur seul recours est d’envoyer leur meilleur élément dans une famille travaillant pour cette compagnie dans le but de l’espionner et d’éviter leur lancement d’une nouveauté pouvant provoquer leur fin. Lorsque le jeune Tim, un enfant unique de sept ans à l’imagination débordante voit arriver dans sa famille ce bébé aux apparences ordinaires, il se rend compte que celui-ci agit comme un adulte et est en mission d’infiltration.

    Le scénario adapte de manière assez libre le roman graphique pour enfants homonyme de Marla Frazee. Celui-ci occupe une véritable importance aux yeux du réalisateur Tom McGrath qui voit dans celui-ci matière à aborder le thème de l’enfance avec un véritable regard original et attendrissant. Baby Boss nous présente donc la fusion parfaite de la comédie familiale, du film d’espionnage et d’action mais surtout est ponctué de nombreux clins d’œil à différents films aussi bien Toy Story que Mary Poppins, Maman j’ai raté l’avion et aux comédies familiales et films d’aventure. Le film aborde surtout la thématique de la famille et de la manière d’élever ses enfants de la même manière que le monde de l’entreprise dans lequel tous les coups sont permis. Il permet également d’aborder la thématique de l’arrivée d’un second enfant dans une famille à travers le regard d’un jeune enfant unique. Comment peut-il vaincre la jalousie ressentie face à des parents le délaissant pour mieux s’occuper de son petit frère ou comment maintenir un lien aussi fort avec ses parents. Baby boss réussit ainsi la fusion parfaite des genres et surtout s’apparente à un divertissement familial haut de gamme.

    Alors que les studios Walt Disney Animations Studios règne en maitre sur les films d’animation, les studios Dreamworks animations rachetés l’année dernière par Comcast ont traversé de nombreuses difficultés financières et il est d’autant appréciable de pouvoir découvrir l’un de leurs nouveaux films d’animation pétri avec un véritable amour le cinéma d’animation et propice à rendre hommage aux nombreux dessins animés qui ont bercé notre enfance. Impossible ainsi de ne pas penser à l’animation et à l’humour omniprésent de Tex Avery période Chuck Jones et Bob Clampett. Les adultes retrouveront le même plaisir pris à découvrir ces dessins animés devenus cultes. Le scénariste Michael McCullers a ainsi pu compléter le court récit d’une trentaine de pages de Marla Frazee et y ajouter de nombreuses idées pour renforcer l’ambiance et favoriser un maximum de rebondissements.

    Les nombreuses séquences imaginées par le jeune Tim nous renvoient également aux nombreux films d’aventure qui ont marqué notre mémoire. Impossible de ne pas penser à Indiana Jones le détour d’une scène voire à de nombreux films de pirates par les nombreux emprunts du film .Pourtant le lien entre ces séquences imaginées de cet enfant et la réalité se fusionnent parfaitement et renforcent aisément notre attirance pour ce film d’animation attendrissant. Certes, Baby Boss n’arrive pas à égaler la qualité des derniers films des studios Disney animations comme Zootopie ou Vaiana mais le résultat final ne démérite pas pour autant et s’impose comme une réussite à porter aux studios Dreamworks Animations.

    Une nouvelle fois, on ne peut que vous conseiller de découvrir ce film d’animation dans sa version originale même si la version française ne démérite pas. On retrouve ainsi dans la version originale les voix de Alec Baldwin (Le bébé), Steve Buscemi (Francis E. Francis, le grand méchant du film), Jimmy Kimmel (Le père), Lisa Kudrow (La mère), Miles Christopher Bakshi (Tim), Tobey Maguire (Tim plus vieux / Le narrateur). Cet excellent casting vocal donne une valeur ajoutée indéniable au film. Un véritable effort a été également apporté à la musique de ce film d’animation par l’apport de Hans Zimmer (l’un de nos compositeurs préférés) pour dynamiser les nombreuses scènes d’action du film.

    Vu le 19 mars 2017 au Gaumont Disney Village, Salle 02 place A17 en VF

  • 3.5