Logo
Accueil > Critiques de films > L'homme qui defiait l'infini

L'homme qui defiait l'infini

  • L'homme qui defiait l'infini
    La vie de Srinivasa Ramanujan, un des plus grands mathématiciens de notre temps. Élevé à Madras en Inde, il intègre la prestigieuse université de Cambridge en Angleterre pendant la Première Guerre mondiale et y développe de nombreuses théories mathématiques sous l'égide de son professeur G.H. Hardy.

Critique de Mulder

  • L’homme qui défiait l’infini marque la seconde réalisation du scénariste et réalisateur Matt Brown après Ropewalk (2000). Après être sorti en salles aux Etats-Unis, ce film est directement proposé en DVD depuis le 1er mars par M6 Vidéo. On comprend aisément que par son sujet et de nombreuses faiblesses scénaristiques ce film ne bénéficie malheureusement pas d’une sortie dans nos cinémas. Pourtant le sujet original aurait permis d’obtenir un biopic passionnant sur l’un des plus grands mathématiciens du siècle dernier. De la même manière le casting plutôt prometteur Dev Patel (Srinivasa Ramanujan), Jeremy Irons (G.H. Hardy) et Toby Jones (Littlewood) aurait pu donner au film une véritable valeur ajoutée indéniable. Malheureusement le scénario, élément principal de la réussite d’un film, n’arrive pas à créer une véritable ambiance et à nous présenter une histoire universelle et importante sur un grand mathématicien.

    L’homme qui défiait l’infini nous présente donc l’histoire de l’Inde à l’Angleterre (Cambridge) de Srinivasa Ramanujan, passionné par les mathématiques et qui a appris par lui-même et dont la connaissance a attiré l’attention de la prestigieuse université de Cambridge. Entre sa vie personnelle et ses nombreuses recherches, le film suit de manière trop conventionnelle et avec un manque cruel d’originalité son parcours. Un biopic pour être réussi comme Raging Bull (1981), Le Discours d’un Roi (2011), Imitation Game (2015), Une merveilleuse histoire du temps (2015) repose surtout un excellent scénario propice à de nombreux rebondissements et sur un véritable point de vue d’un réalisateur investi. Ces éléments sont malheureusement absents ici malgré trois excellents comédiens.

    Srinivasa Ramanujan aurait réellement mérité un film nettement plus réussi et surtout reposant sur une excellente photographie (ce n’est pas le cas non plus ici). En survolant l’immensité du travail de ce véritable génie des chiffres, le film rate totalement son objectif de nous divertir intelligemment et surtout de rendre un véritable hommage à ce précurseur des mathématiques modernes.

    Vu le 27 février 2017 à l’auditorium M6 en VO

  • 2.5