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La belle et la bete

  • La belle et la bete
    Fin du XVIIIè siècle, dans un petit village français. Belle, jeune fille rêveuse et passionnée de littérature, vit avec son père, un vieil inventeur farfelu. S'étant perdu une nuit dans la fôret, ce dernier se réfugie au château de la Bête, qui le jette au cachot. Ne pouvant supporter de voir son père emprisonné, Belle accepte alors de prendre sa place, ignorant que sous le masque du monstre se cache un Prince Charmant tremblant d'amour pour elle, mais victime d'une terrible malédiction.

Critique de Mulder

  • Rares sont les contes qui traversent le temps et dont la force émotionnelle reste intacte. Il faut en effet remonter au 2ème siècle pour trouver les origines de cette histoire (Apulée, Amour et Psyché extrait de l’Ane d’or). Mais c’est la version publiée en 1757 de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont dans son livre Magasins des enfants qui s’imposa comme la version principale utilisée pour toutes les adaptations actuelles. La première adaptation cinématrographique de ce conte remonte ainsi à 1899 dans un court métrage produit par Pathé Frères. C’est pourtant le film réalisé par Jean Cocteau en 1946 qui imposa cette histoire de manière éternelle auprès des spectateurs et qui reste à ce jour encore comme un classique du fantastique indémodable. De la même manière, le long métrage d’animation des studios Walt Disney Pictures réussit à transformer cette histoire en un conte fantastique rythmé par de merveilleuses et inoubliables chansons (deux Oscars obtenus en 1992 , meilleure musique et Meilleur chanson originale). La musique de ce film d’animation composée par Alan Menken s’impose comme une des meilleurs musiques de films tout genres confondus.. La dernière version en date réalisée par Christophe Gans en 2014 avec Léa Seydoux et Vincent Cassel ne déméritait certes pas mais ne s’imposa pas dans nos mémoires comme un chef d’œuvre baroque et inoubliable. La nouvelle version réalisée par Bill Condon sur un scénario de Stephen Chbosky et d’Evan Spiliotopoulos avait ainsi parmi ces nombreux challenges de s’imposer comme une des plus belles adaptations mais surtout de nous faire oublier toutes les adaptations précédentes.

    Cette nouvelle adaptation trouve ses origines dans la volonté des studios The Walt Disney Studios de proposer une adaptation live du long métrage d’animation de 2012 en reprenant et adaptant également sa musique et en la complétant de trois nouvelles chansons. L’histoire se déroule de nouveau dans un petit village français et met en scène une jeune fille cultivée, adorant lire et souhaitant garder son indépendance. Son père un inventeur farfelu lors d’un de ses voyages se retrouve emprisonné dans un château ensorcelé dans lequel un prince a été transformé en bête monstrueuse et ses domestiques en objets de toutes sortes. On retrouve ainsi la même histoire que celle racontée dans le long métrage mais proposant de nombreux autres idées et rebondissements pour capturer notre attention et nous proposer un émerveillement total. Le réalisateur Bill Condon trouve ici un territoire lui permettant de mettre en avant des thématiques lui tenant à cœur et surtout le moyen de proposer une mise en scène originale et à la photographie magnifique (de Tobias A. Schiessler). Bien que le film soit une adaptation plutôt fidèle du long métrage d’animation, la recherche visuelle permanente du réalisateur se ressent aussi bien aux différentes couleurs présentes dans le film et surtout à de multiples numéros musicaux de toute beauté qui surpassent ceux d’une comédie musicale sortie en ce début d’année. La continuité entre le film d’animation et cette version est également renforcée par la présence du même compositeur (Alan Menken).

    La belle et bête permet également de continuer la volonté des studios Disney de redonner vie à leur longs métrages cultes et de les remettre au goût du jour. Ainsi, après Maléfique, Cendrillon, Le Livre de la Jungle, ce film s’impose comme un exercice de style aussi intense que réussi. Le scénario totalement maitrisé réussit non seulement à rendre vivant les personnages mais surtout nous donner l’impression de voir ceux du film d’animation original prendre vie sous nos yeux. Alors que de nombreux blockbusters cherchent à tout prix à nous proposer des effets spéciaux spectaculaires, à nous proposer des scènes aussi efficaces que manquant d’âme, La Belle et la bête préfère miser sur des personnages réussis et des effets spéciaux au service d’une histoire. On obtient ici tout simplement une comédie fantastique romantique magistrale et d’une force émotionnelle rare.
    De la même manière un grand soin a été apporté aux nombreux décors et aux costumes du film. Tout sonne ainsi à la perfection et s’impose comme le film le plus réussi d’un réalisateur toujours à la recherche d’un cinéma de qualité et conçu avec un soin tout particulier. Ainsi après Candyman 2 (1995), ni dieux ni démons (1998, déjà avec Ian McKellen), Dreamgirls (2005), deux volets de la saga Twilight, le cinquième pouvoir (2013) et Mr Hommes (2015, encore avec le comédien Ian McKellen) , Bill Condon impose son nouveau film comme l’un des meilleurs films de cette année. On peut aisément également rattacher cette réussite à un casting aussi original que parfait. On retrouve ainsi dans les deux rôles principaux Emma Watson (Belle) et Dan Stevens (Bête) et l’alchimie entre eux est aussi forte que magique. Ils réussissent à donner à leur personnage l’écume du couple maudit par excellence et amoureux. Ce film s’impose ainsi non seulement comme une représentation du véritable amour mais surtout qu’il ne faut jamais juger une personne sur ses apparences mais sur ses actions et ses principes. Le film est également un véritable hymne à la lecture comme le fut le dessin animé.

    On retouve également au casting dans les nombreux seconds rôles Lukes Evans (Gaston), Josh Gad (Le fou) et la voix en version originale de nombreux comédiens (uniquement visibles à quelques instants du film) comme Kevin Kline (Maurice), Ewan McGregor (Lumière), Stanley Tucci (Cadenza), Audra McDonald (Garderobe), Gugu Mbatha-Raw (Plumette), Hattie Morahan (Agathe), Nathan Mack (Chip), Ian McKellen (Big Ben), Emma Thompson (Mme Samovar). Le réalisateur a ainsi pu s’entourer d’un casting d’une grande richesse pour donner à son nouveau film une force émotionnelle rare. De la même manière les nombreuses chansons du film sont parfaitement sélectionnées et interprétées et on retrouve avec plaisir le temps d’une chanson inédite Celine Dion et une reprise de la chanson oscarisée du long métrage d’animation interprétée cette fois par Ariana Grande et John Legend.

    La belle et la bête aurait été parfait pour une sortie à la Saint Valentin tant il s’impose comme la comédie romantique et fantastique de l’année, une adaptation soignée et d’une qualité indéniable. Si vous avez aimé Le long métrage d’animation de 1992 vous allez adorer son adaptation live… On ne peut que remercier les studios Walt Disney Studios de nous proposer un film parfait et qui va rester longtemps dans notre mémoire comme ce que devrait être le cinéma, un terrain propice à la magie et nous amenant à la réflexion…

    Notre rédaction tient à remercier toute l’équipe de The Walt Disney Company France pour cette projection inoubliable en présence de l’équipe du film.

    Vu le 19 février 2017 au Cinéma Etoile Saint-Germain, en VO

  • 5

Critique de DefiniteAwesome

  • It’s easy to go into something with unusual hope, a reboot of a movie that you were obsessed with as a child? Beauty and the Beast, how could it have not been made sooner? As a girl, I was bookish, and shy, who also grew up in a small town. I loved the original Beauty and the Beast so much it hurt, because it was relatable for an awkward girl.

    The reedit of the actual French world was just beautiful, for a live action version, a proper representation of the era was amazing. The costumes, wigs, foods, makeup are more on point. They tell you it’s French, and they say bonjour in the animated version, but nothing was similar to what would actually be during that time. Most people probably view it as flamboyant, but that was what royalty wore and did back then, parties so grand, the men in just as much makeup as the women, and those wigs! The study of the architecture, the detail of the objects, they were all very fitting. The sad part was some of the classic scenes they destroyed, “Be Our Guest” looked something more like Baz Luhrmann’s version of Moulin Rouge. They slightly made up for it with the “Tale as Old as Time” ballroom scene, yes, it was over the top, but so was the animated version. It was exactly what the little girl in me expected to see if it was real.

    Emma Watson as Belle was honestly winsome, on point and easily the best choice, other than the fact that she looks about 7 years too young. The fact that her real life actions matched the role was only to her advantage. The soulful big eyed stare, the awkward rejection of Gaston’s request for dinner, it all came across the screen in a believable state. Oh Gaston, no one fights like Gaston, it’s just not possible. I wasn’t sure what to expect from Luke Evans, I think he provides an excellent villain appearance. I’m not really sure why they had to emphasize why the other girls were not as good as Belle, I believe he called them “rabbits” in comparison for hunting. Which is more evil, trying to get Belle’s father killed by tying him up, or bribing the asylum owner to lock him up? You can call it as your choice, because both are awful, but at least in one option he would be alive. Kevin Kline as the father was a less endearing, they didn’t show him as an inventor, and they focused quite a bit on the lost mother. The reason for imprisoning by the Beast was just ridiculous in comparison, a stolen flower from a garden is quite different then invading someone’s home, especially a person with violent social problems.

    The side characters that were only voice characters were actually a bit disappointing. Emma Thompson as Mrs. Potts, well, didn’t feel it. The shining spot was Ewan McGregor as Lumière, not surprising since he was in Moulin Rouge, so possibly the French lover in him carried over. Also, it was unusual that just as they played up the mother role with Belle, that they gave the Prince a family, and the domestic help said they stood back while he was abused, making it sound that he was not a gruff man because of his own personality. And hey people, get modern, the character’s name was LeFou, why couldn’t his affection be for another sex, and the name almost implies it. Disney is trying to update the image they are imprinting on the world, so why wouldn’t you? Other than that, the character was fitting, except the ending scenes.

    Now let’s get to the meat of the movie, Dan Stevens along with his interaction with Emma Watson. She was not as upset in the live action version when she shoved her father out of the cell, and it’s better to not think of the Beast saying “DEAL” when she offers her life in the animated version. Dan Stevens was a high point, even though they massively mellowed down the character. The costuming and his movements were more Beast-like and less like a large dog (does anyone remember him pacing on all 4 feet in the movie in front of her door in the cartoon?). I appreciate they still had the snow interaction scene, and the song fit just as well, especially when she got pelted by a giant snowball. Their library scenes are my favorite, sometimes you forget how much you loved a hobby until someone is so grateful for the opportunity to enjoy it, it’s eye opening. The song Dan Stevens sings after letting her go and how she will haunt him every day for the rest of his life? I’m not a soppy sort of female, I hate over the top romance moments, I normally roll my eyes, but it was relatable. You are haunted by something you love that has to go and isn’t in your control.

    Of course, we end with a village torch scene, the movie has Beast in the title, come on. It’s like Frankenstein or Dracula, you know it’s going to have some kind of riot with people moving only from their fear. They had the enchantress who cursed him appear and just watch the riot (creepy?), and the servant appliances fight off everyone. Gaston of course takes the final shots at the Beast, but the Beast is not supposed to die before the actual last petal fell. He comes back to life AND is human again? All with the enchantress there, standing like a creeper who just changed her own rules. All of the townspeople return, all of a sudden remembering their Prince, apparently forgetting they just attacked the castle, but weirdest part of all, nobody questions the death of Gaston. Disney can not only have monsters die, but actual people and it’s like it never happened, just like mafia.

    All in all, I can understand why some people who loved the classic wouldn’t exactly love it, and there are scenes that I could go without seeing again. But I already know I’m going to buy it when released, and that I’m going to look for the modernized jewelry they had on Belle’s ear for the ballroom dance.

    Vu le 25 mars au cinéma ArcLight Beach Cities (Los Angeles)

  • 5