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The Autopsie of Jane Doe

  • The Autopsie of Jane Doe
    Quand la police leur amène le corps immaculé d’une Jane Doe (expression désignant une femme dont on ignore l’identité), Tommy Tilden et son fils, médecins-légistes, pensent que l’autopsie ne sera qu’une simple formalité. Au fur et à mesure de la nuit, ils ne cessent de découvrir des choses étranges et inquiétantes à l’intérieur du corps de la défunte. Alors qu’ils commencent à assembler les pièces d’un mystérieux puzzle, une force surnaturelle fait son apparition dans le crématorium...

Critique de Mulder

  • Cette année encore le Paris International Film Fantastic Festival nous aura permis de découvrir des films fantastiques originaux et réussis comme Grave de Julia Ducournau qui sortira au cinéma le 15 mars et le nouveau film du réalisateur norvégien André Ovredal (The Troll hunter (2010)). The autopsy of Jane Doe (retitré The Jane Doe Identity) dont le scenario est co-écrit par Ian B.Goldberg et Richard Naing montre une nouvelle fois que réussir un film de genre réussi ne nécessite pas forcément une outrance d’hémoglobine mais plutôt une histoire aux nombreux rebondissements, des comédiens aguerris et surtout un réalisateur à même de porter un projet de bout en bout.

    On découvre ainsi dans une morgue deux médecins légistes Tommy Tilden (Brian Cox) et son fils Austin (Emile Hirsch) qui vont se retrouver à autopsier un cadavre qui au départ ne présente aucune originalité particulière mais au fur et à mesure ils vont se rendre compte que la défunte porte en elle un terrible secret. La force surnaturelle qui va alors s’abattre sur eux les amènera aux frontières de la folie et à faire face à leur derniers retranchements. Après avoir réalisé l’excellent Troll hunter, on guettait avec une certaine impatience la sortie du nouveau film du réalisateur André Ovredal qui s’apparente aisément à l’un des nouveaux maitres de l’horreur.

    Impossible de ne pas avoir à travers son nouveau film une continuité avec l’œuvre de John Carpenter dans la manière d’aborder l’horreur en partant d’une situation réaliste et en allant crescendo en crescendo dans le fantastique et l’horreur pur. La première partie du film préfère ainsi rester dans l’étude raditionnelle de caractères en cherchant une explication réaliste pour le décès de Jane Doe. La second aborde le fantastique intelligemment et nous livre une histoire de sorcières digne des meilleurs romans de Howard Phillips Lovecraft (on comprend ainsi aisément l’avis très positif de Stephen King sur ce film). En mixant ainsi le thriller médical et le fantastique post Conjuring, The Autopsie of Jane Doe s’impose comme une réussite totale non seulement en renouvelant astucieusement le huis-clos fantastique mais surtout en y posant une véritable vision d’auteur.

    Une nouvelle fois, The Autopsie of Jane Doe montre que le genre horrifique est un terrain de jeu parfait pour permettre à des réalisateurs de livrer des films forts sans recourir à des effets spéciaux omniprésents. Dans la veine de l’excellent Don’t Breathe (2016) et de The Witch, ce film s’impose comme un film choc à découvrir d’urgence et qui connaitra grâce au distributeur Wild Bunch une sortie en salles. On ne peut donc que féliciter et encourager ce distributeur dans ses efforts de proposer des films d’une qualité indéniable et de soutenir après Grave un genre de cinéma que nous adorons depuis de très nombreuses années.

    Vu le 6 décembre 2016 au Max Linder Panorama , Salle 1, en VO

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