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Grande école

  • Grande école
    Paul, fils de bonne famille, originaire du Midi, intègre une grande école de commerce proche de Paris. Il partage un appartement avec ses camarades de classe : Chouquet et Louis-Arnault. Ce dernier commence à l'intriguer, au point que sa copine, Agnès, lui propose une compétition de séduction. Mal à l'aise avec sa sexualité, Paul rencontre alors Mécir, un jeune peintre sans complexes qui l'aidera à sortir temporairement du cadre étroit de l'école.

Critique de tootpadu

  • Visiblement inspiré d'une pièce de théâtre, ce premier long-métrage de fiction en porte encore par moments des traces trop apparentes. En effet, c'est lorsque le scénario a recours à des dispositions hautement théâtrales (la réunion finale) qu'il montre le plus sa faiblesse et, surtout, celle du metteur en scène qui tombe alors dans la platitude et l'ennui les plus totaux. Pour le reste filmé un peu trop 'plan-plan', ce que l'on reproche surtout à cette présentation d'un sujet qui aurait pu être bien plus passionnant, c'est son caractère aseptisé. Face à leurs caractéristiques froids et antipathiques, les personnages ont, à une exception près, énormément de mal à trouver un semblant de vie, à s'échapper de leur environnement engoncé qui déteint trop souvent sur eux. Ainsi, le désir refoulé que Paul éprouve pour Louis-Arnault, une passion qui aurait dû être le moteur de toute l'histoire, sonne faux et, au mieux, tire vers le ridicule lorsque l'homo placardé épie son amant imaginaire dans les douches ou lui pique ses caleçons sales. D'ailleurs, du côté de l'approche de l'homosexualité, le film se contente de ressasser des fantasmes convenus comme les douches ou les arabes. De même, le parcours sentimental du protagoniste (un Stevie de pacotille) n'a rien d'exceptionnel.
    Il reste tout de même une petite valeur rédemptrice dans cette nébuleuse aux propos théoriques mal à propos : la présence de Salim Kechiouche dans le rôle de Mécir, un personnage qui se fait traiter avec mépris à la fois par les étudiants embourgeoisés et le scénario (ces petites scènes avec les membres de sa famille sont des caches-misère à défaut d'un développement adéquat de ses motivations), mais qui, grâce à la beauté et au charme de l'acteur, ajoute un minimum de coeur et d'humanité à cette histoire inutilement fade.

    Vu le 17 février 2004, à l'UGC Ciné Cité Les Halles, Salle 14

  • 2.5