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Tais-toi

  • Tais-toi
    Ruby n'a qu'une idée en tête : se venger de l'homme qui a assassiné la femme qu'il aimait. Quentin n'a en tête que très peu de neurones. Juste assez pour être d'une grande gentillesse et d'une bêtise à entrer dans le Livre des Records. Les chemins des deux hommes vont se croiser, celui du dur qui n'est que désir de meurtre et celui du simple qui tutoie les anges. La gentillesse catastrophique de Quentin parviendra-t-elle à désamorcer la violence meurtrière de Ruby, c'est le sujet de Tais-toi !. (Source Allociné)

Critique de tootpadu

  • On prend les mêmes et on recommence ... La qualité et simultanément la limite du cinéma de Francis Veber sont que l'on sait d'emblée à quoi s'attendre dans son univers si particulier. Dans ce monde d'hommes, deux individus que tout oppose font épique malgré eux et, à la fin, la bonté du simple d'esprit réussit à attendrir la brute. Après "Le Placard" et son progressisme très bon enfant, au point de sentir un peu rance, nous voici en face du nouveau conte du réalisateur français le plus performant en termes de box-office.
    Délaissant son personnage fétiche François Pignon, Veber construit son film à partir du con Quentin de Montargy, un simplet d'une innocence même pas enfantine qui se lie d'amitié avec le tueur Ruby à cause des beaux yeux de cheval de celui-ci. A partir d'une histoire policière convenue, les deux protagonistes cavalent à travers l'Ile-de-France dans toutes sortes de véhicules, chassés à la fois par une police passive et des truands incapables. L'humour du film émerge alors principalement des situations incongrues dans lesquelles le tandem peut se trouver, tout en s'embourbant dans une structure assez répétitive (Ruby veut se défaire de Quentin mais doit se rendre compte qu'il a bien besoin de lui).
    En effet, face à une évolution minime des personnages, le film risque même de faire du surplace en dépit d'une durée très courte. Une photo classieuse et une interprétation routinière dans les seconds rôles (Dussollier, Berry) et archétypé pour les deux vedettes, ne cachent guère le fait que le fond est bien léger jusqu'à devenir superficiel.
    Il n'empêche que l'on passe un moment divertissant avec ce film de pure évasion, sans conséquence aucune !

    Vu le 29 octobre 2003, au Gaumont Disney Village, Salle 9

  • 2.5