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Errance

  • Errance
    La vie tortueuse du couple Lou et Jacques, elle : une femme qui a accouché dans la douleur, lui : un petit truand au tempérament imprévisible, racontée à travers trois périodes à la fin des années 1960s / au début des années 1970s.

Critique de tootpadu

  • Parfois avec un film qui raconte la relation conflictueuse entre deux êtres humains, le fait même de le voir peut devenir plus pénible et ennuyeux que ce qui se passe à l'écran. Il en va ainsi, hélas, pour ce drame sans grand intérêt, à cause d'une histoire fade, sans profondeur, d'une interprétation opaque ou outrageuse et d'une mise en scène qui filme tout cela sans défaut ni compassion. En effet, l'on crie beaucoup ici (particulièrement Benoît Magimel dont le seul mérite est d'avoir pris du bide, et encore plus Yann Goven dans le rôle incompréhensible du frère hystérique), mais sans que cela nous rapproche des personnages qui demeurent antipathiques et distants.
    Quant à Laetitia Casta, la vedette du film tout de même, elle ne fait rien pour rendre son rôle de femme déçue moins livide. Ainsi, son seul numéro d'actrice se trouve au tout début du film, lorsqu'elle crie, au lieu de faire le chien, en accouchant. Même si la comparaison peut paraître un peu forcée, Sophie Marceau, dont la beauté prend pratiquement une valeur identique dans le canon populaire, a su nous charmer bien davantage dans le récent "Je reste !", toute considération de genre ou de qualité du film mise de côté.

    Vu le 13 octobre 2003, au MK2 Odéon, Salle 3

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