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Je reste !

  • Je reste !
    Marie-Dominique et Bertrand forment un couple uni. En apparence seulement. Bertrand, responsable de chantiers internationaux, passe son temps dans les avions et, à ses heures perdues, se consacre à son sport favori : le cyclisme. Véritable maniaque, il ne tolère aucun changement dans ses habitudes. Marie-Dominique, elle, accède à toutes les requêtes de son mari, s'occupant de l'éducation de leur fils, quitte à réfréner ses propres envies et aspirations, mais le ras-le-bol se fait sentir. C'est alors qu'elle fait la rencontre d'Antoine, un écrivain, passionné de cinéma et d'art comme elle, et qui va l'entraîner dans le tourbillon d'une passion amoureuse. Marie-Dominique décide de quitter son mari et de s'épanouir. Mais c'est sans compter sur Bertrand qui voit la situation d'un tout autre oeil et choisit de s'imposer auprès de sa femme et de ne pas la laisser partir si facilement. laisser cette phrase à la fin du résumé: (Source Allociné)

Critique de tootpadu

  • Il n'y a pas grand chose d'original dans cette comédie de couple qui souffre surtout d'un manque de décision quant à la voie qu'elle souhaite poursuivre. Partant d'abord dans la direction d'une comédie de libération féminine avec la pauvre Sophie Marceau qui est tyrannisé par son mari égoïste (un Vincent Perez encore agréablement jouissif en cycliste amateur despotique), elle délaisse aussitôt ce sujet pour s'engouffrer dans un imbroglio de complicité masculine et de film-dans-le-film, avec ce dernier dispositif aussi lourdement mené que dans la récente "Petite Lili".
    Si seulement Diane Kurys s'était décidé d'approfondir soit l'une, soit l'autre des possibilités - et nous nous cachons pas d'affirmer que la première était bien plus réussie -, son film aurait beaucoup gagné en cohérence et crédibilité. Dans l'état, la réalisatrice se retrouve assise entre deux chaises, avec cette comédie sentimentale qui n'est pas dépourvue de scènes comiques, mais dont les défauts (un décor de riches gâtés, au point de devenir distant) sont amplifiés par une structure sans but.
    Au final, il reste une raison, et qu'une seule, mais elle est de taille, d'aller voir ce film : Sophie Marceau. D'une beauté saisissante même dans son aliénation sentimentale au début du film, elle donne au personnage de Marie-Dominique un charme que celui-ci ne mérite peut-être pas, tellement il est négligé une fois que son émancipation est mise en route. C'est grâce à elle que le film vit, un peu, et c'est elle qui constitue son attrait principal.

    Vu le 1er octobre 2003, au Gaumont Disney Village, Salle 16

  • 2.5