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Invasions barbares (Les)

  • Invasions barbares (Les)
    Rémy, divorcé, la cinquantaine, est à l'hôpital. Son ex-femme Louise rappelle d'urgence leur fils Sébastien, installé à Londres. Ce dernier hésite – son père et lui n'ont plus rien à se dire depuis longtemps. Finalement, il accepte de revenir à Montréal pour aider sa mère et soutenir son père. Dès son arrivée, Sébastien remue ciel et terre, joue de ses relations, bouscule le système de toutes les manières possibles pour adoucir les épreuves qui attendent Rémy. Il ramène aussi au chevet de Rémy la joyeuse bande qui a marqué son passé : parents, amis et anciennes maîtresses. Que sont-ils devenus à l'heure des "invasions barbares" ? L'irrévérence, l'amitié et la truculence sont-elles toujours au rendez-vous ? L'humour, l'épicurisme, le désir peuplent-ils toujours leurs rêves ? A l'heure des invasions barbares, le déclin de l'empire américain continue... (Source Allociné)

Critique de tootpadu

  • Il est difficile de faire un film original et fort en même temps que drôle sur les dernières semaines d'un mourant. Et pourtant, Denys Arcand réussit son pari en nous évitant des passages trop larmoyants, en gardant la dignité dans les moments difficiles et, surtout, de persévérer dans la lucidité qui débouche sur des scènes drôles, pleines de vérité et, par conséquent, d'un arrière goût amer. Car les personnages ne se font aucune illusion sur ce qui doit forcément se trouver à la fin de cette réunion d'amis, mais ils essayent, tant bien que mal, à faire face, à redonner vie à un passé plein de conquètes amoureuses et d'engagements politiques tout aussi éphémères. C'est cette sincérité qui rend le film attachant, qui n'évite pas les sujets épineux, comme la drogue, et qui ne se met pas d'oeillères quant au fonctionnement de ce monde, à commencer par la suprématie et la vacuité de l'argent.
    Alors que l'enchaînement de petites épisodes de la vie du malade peut déconcerter par son caractère de collier de perles, chacune d'entre elles rondement menées mais pas parlantes par leur propre force, il revient à l'acuité de l'écriture de créer régulièrement des instants magiques et subtiles, tellle la dernière rencontre entre le fils du malade et la fille d'une de ses maîtresses. Ainsi, plein d'éléments sont élégamment éffleurés, sans que l'on sache énormément sur chacun de la petite douzaine de personnages. Grâce à l'interprétation magistrale, le pari est remporté et l'on sort de la salle paradoxalement plus vivant que l'on n'y est entré.
    Enfin, inutile de préciser, qu'une fois de plus, on a versé notre petite larme, ce qui, après "Hero", en fait une rentrée bien triste. Cependant, la tristesse est largement compensée ici par un humour éclairé, donc, on rit plus qu'on pleure, et tant mieux !

    Vu le 29 septembre 2003, à l'UGC Ciné Cité Les Halles, Salle 1

  • 3.5

Critique de Mulder

  • Critique élaborée à partir de critiques lues sur Allo Ciné et revue par mes soins.

    Sur le fond, ce film est un petit chef d'oeuvre d'humour et de sensibilité à ne pas manquer. Il réussi sont pari, inciter à la réflexion sur un sujet grave tout en demeurant léger. On en sort en ayant envie de parler, de réagir. Il faut courir voir ce film épatant et salutaire mêlant un savant dosage entre répliques tordantes, moments touchants, et une certaine gravité. Il donne ainsi à rire et à pleurer.

    Cependant sur la forme, on peut émettre quelque reproches. En effet la grammaire du film est celle du champ-contrechamp, à cela rajouter que les comédiens jouent de manière exagérée et surtout que certains des dialogues sonnent faux.

    Mais le fond l'emportant sur la forme, on passe un super moment.

  • 3